Plaque fiscale de vélo
À ses débuts, la circulation des vélocipèdes à Paris
suscite l'étonnement et provoque
quelques désordres.
La bicyclette est ressentie comme un danger pour
l'ordre public. Elle soulève l'hostilité
des mères de famille et des notables. Sa vitesse
bouscule une population qui, en ville,
se déplace au pas de cheval.
L'ordonnance du 9 novembre 1874, prise par le
préfet de police, exige que la machine
soit équipée :
- d'une plaque de propriétaire.
- d'un grelot pouvant être entendu à 50 mètres
- d'un falot ou d'une lanterne à l'avant
Cette ordonnance du 9 novembre 1874 interdit la
circulation dans certaines artères de la
capitale, comme le boulevard de la Madeleine ou la
rue Vieille-du-Temple. Motif ? Le pavage
irrégulier de la chaussée ou l'affluence piétonnière.
Elle mécontente les cyclistes, qui estiment
ces mesures arbitraires !
En 1894, un député s'indigne des "obstacles que
l'esprit de routine oppose encore à l'essor de
cet art nouveau" qu'est la vélocipédie et dépose un
projet de loi réglementant les conditions de
la locomotion.
Votée en 1895, cette loi assimile le vélocipède à la
voiture. Les voitures quelque soit leur
nombre de roues et leur force motrice (humaine,
animale ou mécanique) feront l'objet d'un
certificat d'aptitude à piloter une machine et d'une
taxe progressive, basée sur l'intensité de la
force motrice.
Ainsi apparaissent le permis de conduire
vélocipédique et la plaque fiscale."
http://www.alienor.org/Articles/velo/imprimer.htm
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